1992 Déclaration de Rio sur l'environnement et le développement

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En juin 1992, à Rio (Brésil), la Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement – connue sous le nom de Sommet "planète Terre" – a adopté une déclaration qui a fait progresser le concept des droits et des responsabilités des pays dans le domaine de l'environnement. La Déclaration de Rio sur l'environnement et le développement témoigne de deux grandes préoccupations apparues pendant l'intervalle de 20 années séparant ces deux conférences : la détérioration de l'environnement, notamment de sa capacité à entretenir la vie, et l'interdépendance de plus en plus manifeste entre le progrès économique à long terme et la nécessité d'une protection de l'environnement.

La Conférence de Rio, un tournant décisif
Pourquoi la Conférence des Nations Unies sur l’Environnement et le Développement (aussi appelé Sommet de la Terre) qui se déroula en juin 1992 à Rio de Janeiro, marqua un tournant décisif dans l’histoire de la planète ? Pourquoi Rio davantage que Stockholm vingt ans plus tôt ? La conférence de Rio instaura une nouvelle dynamique pour au moins trois raisons :

-Elle fut pour la première fois le théâtre d’une rencontre entre un aussi grand nombre d’Etats (182) pour débattre de l’avenir de la planète.

-Elle donna un sens à la notion de développement durable jusqu’à présent vague.

-Et surtout elle donna naissance à de nouveaux types d’accords multilatéraux sur l’environnement.

Certes, une première génération d’accords multilatéraux sur l’environnement s’était déjà développée après Stockholm : notamment la convention de Washington sur les espèces menacées d’extinction, le protocole de Montréal sur la couche d’ozone ou encore la convention de Bâle sur les déchets dangereux.

Mais à Rio, un pas de plus fut franchi puisqu’il était question pour la première fois d’adopter des engagements contraignants sur le plan économique, et validés par l’ensemble des pays, au nord comme au sud. Dans les faits, dix ans plus tard, il faut reconnaître que ces conventions adoptées sur le changement climatique et la biodiversité n’ont pas été à la hauteur des enjeux. Ainsi, par exemple, le Protocole de Kyoto visant à réduire les gaz à effet de serre n’a toujours pas été ratifié par les Etats-Unis, pourtant considérés comme le pays le plus concerné.

Cependant, malgré ces premiers échecs, les conventions signées à Rio ont été le point de départ de nombreuses actions dans la plupart des pays signataires. Les industriels ont investi rapidement dans les technologies propres, les organisations non gouvernementales se sont étoffées, les budgets gouvernementaux liés à l’environnement ont augmenté, le principe de précaution est devenu une priorité qui a notamment permis un moratoire européen sur les organismes génétiquement modifiés... Partout dans le monde, les citoyens s’expriment de plus en plus en faveur d’une nouvelle solidarité, du progrès social, du commerce équitable et du respect de l’environnement comme le prouvent les sommets sociaux de Porto Allègre, Seattle ou Gênes organisés pour donner une autre approche que les réunions du G7.

Par ailleurs, les Etats présents à Rio ont également adopté l’Agenda 21, c’est-à-dire un programme de 2 500 actions à mettre en œuvre au niveau international. Outre les grandes conférences qu’elles ont inspiré (sommet mondial pour le développement social à Copenhague, sommet mondial de l’alimentation à Rome, sommet des Villes à Istanbul...), beaucoup de ces recommandations ont déjà donné naissance à des initiatives locales efficaces, car suivies de résultats concrets. Mais c’est aussi l’une des missions de la conférence de Johannesbourg, d’imposer à l’ensemble des Etats de concrétiser davantage cet Agenda.

Extrait du site du Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable


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